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« Mother India » : le voyage... reflet de mon âme reconnaissante

« Mother India » : le voyage... reflet de mon âme reconnaissante

Muriel Orus
Juin 2017

L'Inde me transfuse, depuis vingt-cinq ans, chaque année, l'oxygène dont j'ai besoin pour vivre, aimer, m'émerveiller et " ÊTRE ".

Je ressens de manière viscérale les mots de Gibran, qui écrivait : " Le chant qui est silencieux dans le coeur de la mère chante sur les lèvres de son enfant ".

Et chaque fois que j'y retourne, tous ces coeurs inconnus de moi, sans palabre ni artifice superflu, m'accueillent et me reconnaissent comme si j'étais des leurs.
Je suis d'ici et de là-bas, de ce royaume, écho et prolongement de moi. Je suis le rouet pacifique qui file le khadi. Je suis la sève qui coule et se réincarne depuis des millénaires dans le sang des femmes, des mères, des filles... Déesses protectrices aux couleurs aveuglantes souvent déchirées par cette même vie mais toujours infiniment dignes. Je suis l'eau qui lave et purifie. Je suis la mousson généreuse qui glorifie l'arbre sacré soufflant au vent les voeux des hommes.

Je suis...Je suis...
Étrangère en ce pays ?
Non, décidément...Et bien au contraire ! Bouleversante sensation d'appartenir à cette Terre-mère.
De la reconnaitre au point de me retrouver dans cette entièreté qu'aucun ailleurs ne m'a offerte. Une fusion qui, toujours, complique mes retours en France, m'obligeant sans cesse à me réadapter telle une âme dans ses multiples incarnations.

L'Inde m'a enfantée. Y retourner, c'est redonner vie à l'enfant intérieure que je suis, vierge de mes souffrances invisibles, de mes questionnements. C'est redonner vie aux couleurs, aux odeurs, aux sourires éclatants des femmes, à la grâce de leurs enfants. Fouler son sol et être témoin de cet émerveillement me pénètre au plus profond de âme, et se répand en moi telle une caresse bienveillante.

 

« Mother India » : le voyage... reflet de mon âme reconnaissante

« Mother India » : le voyage... reflet de mon âme reconnaissante

Muriel Orus
Juin 2017

L'Inde me transfuse, depuis vingt-cinq ans, chaque année, l'oxygène dont j'ai besoin pour vivre, aimer, m'émerveiller et " ÊTRE ".

Je ressens de manière viscérale les mots de Gibran, qui écrivait : " Le chant qui est silencieux dans le coeur de la mère chante sur les lèvres de son enfant ".

Et chaque fois que j'y retourne, tous ces coeurs inconnus de moi, sans palabre ni artifice superflu, m'accueillent et me reconnaissent comme si j'étais des leurs.
Je suis d'ici et de là-bas, de ce royaume, écho et prolongement de moi. Je suis le rouet pacifique qui file le khadi. Je suis la sève qui coule et se réincarne depuis des millénaires dans le sang des femmes, des mères, des filles... Déesses protectrices aux couleurs aveuglantes souvent déchirées par cette même vie mais toujours infiniment dignes. Je suis l'eau qui lave et purifie. Je suis la mousson généreuse qui glorifie l'arbre sacré soufflant au vent les voeux des hommes.

Je suis...Je suis...
Étrangère en ce pays ?
Non, décidément...Et bien au contraire ! Bouleversante sensation d'appartenir à cette Terre-mère.
De la reconnaitre au point de me retrouver dans cette entièreté qu'aucun ailleurs ne m'a offerte. Une fusion qui, toujours, complique mes retours en France, m'obligeant sans cesse à me réadapter telle une âme dans ses multiples incarnations.

L'Inde m'a enfantée. Y retourner, c'est redonner vie à l'enfant intérieure que je suis, vierge de mes souffrances invisibles, de mes questionnements. C'est redonner vie aux couleurs, aux odeurs, aux sourires éclatants des femmes, à la grâce de leurs enfants. Fouler son sol et être témoin de cet émerveillement me pénètre au plus profond de âme, et se répand en moi telle une caresse bienveillante.